Économie Mondiale

Tendances Stellantis 2024-2025 : nouvelles opportunités pour les PME québécoises

7 févr. 202615 min de lecture

Entre 2024 et 2025, Stellantis – le groupe derrière Jeep, Dodge, Chrysler ou Peugeot – traverse une phase de réorganisation majeure, particulièrement en Amérique du Nord. Après avoir misé très fort sur le 100 % électrique, le constructeur corrige aujourd’hui le tir : révision de sa stratégie véhicules électriques (VE), recentrage sur les hybrides et moteurs thermiques, repositionnement des investissements industriels au Canada et aux États-Unis. Cette transition s’accompagne d’un choc financier énorme, avec une charge exceptionnelle de 22 milliards d’euros annoncée pour ajuster les plans produits aux réalités du marché, notamment nord-américain.(investopedia.com)

Pour les PME québécoises, ces bouleversements ne sont pas seulement des gros titres boursiers : ils redessinent les chaînes d’approvisionnement, les besoins en innovation, et la façon dont les grands donneurs d’ordres collaborent avec leur écosystème. Dans un contexte où les exportations internationales de marchandises du Québec ont progressé de 11,6 % sur les deux premiers mois de 2025 par rapport à la même période en 2024, malgré une forte volatilité sectorielle, les entreprises agiles peuvent tirer leur épingle du jeu.(statistique.quebec.ca)

Dans cet article, nous analysons les grandes tendances Stellantis 2024-2025, leur impact sur la chaîne de valeur automobile nord-américaine, et surtout les opportunités concrètes pour les PME québécoises. Nous verrons comment se positionner sur les services numériques, les solutions d’IA, les composants et la logistique, ainsi que les plateformes e‑commerce B2B pour capter de nouveaux marchés, avec l’accompagnement d’une agence spécialisée comme Nuaweb.

1. Réinitialisation de la stratégie électrique de Stellantis : ce que cela change réellement

En 2025-2026, Stellantis a reconnu avoir « surestimé » la vitesse de transition vers le véhicule électrique, en particulier aux États-Unis. Résultat : une charge de 22 milliards d’euros planifiée pour le second semestre 2025, l’abandon ou le report de plusieurs modèles 100 % électriques, la suspension du dividende 2026 et une chute du titre de plus de 25 % en Bourse.(businessinsider.com) Cette révision stratégique touche directement la chaîne d’approvisionnement nord-américaine, dont fait partie le Canada – et indirectement le Québec, par ses exportateurs de pièces, de métal, de technologies et de services.

Parallèlement, Stellantis a vendu sa participation de 49 % dans la coentreprise de batteries NextStar Energy à Windsor (Ontario) à LG Energy Solution, quelques années seulement après avoir annoncé plus de 5 milliards $ CA d’investissement et la création de 2 500 emplois dans la première grande usine de batteries du pays.(stellantis.com) L’usine, opérationnelle depuis fin 2024, a d’ailleurs pivoté en 2025 vers les systèmes de stockage d’énergie (ESS) pour d’autres secteurs, dont les centres de données d’IA, au-delà du seul marché des véhicules électriques.(guideautoweb.com)

Plus récemment encore, le gouvernement canadien a déclaré Stellantis en défaut sur certains engagements liés à l’usine de Brampton, après le transfert de la production du Jeep Compass vers l’Illinois, mettant en jeu jusqu’à 380 millions $ en prêts conditionnels et l’avenir d’environ 3 000 emplois.(caranddriver.com) Ces signaux montrent un constructeur en pleine renégociation de sa présence industrielle au Canada.

Pour les PME québécoises, ces changements ont plusieurs implications :

  • Volatilité accrue des volumes et des programmes : les cycles de décision et de lancement de modèles se raccourcissent. Les fournisseurs doivent être capables de monter ou descendre en cadence rapidement.
  • Bascules technologiques rapides : la réorientation vers les hybrides, les moteurs thermiques optimisés et les solutions ESS ouvre de nouvelles niches (électronique de puissance, logiciels de gestion d’énergie, connectivité).
  • Importance croissante de la donnée et des logiciels : même avec un mix produit moins centré sur le 100 % électrique, la voiture reste un objet connecté, piloté par le logiciel et l’IA.

Dans ce contexte, les PME québécoises bien positionnées sur les services d’ingénierie, les logiciels, la cybersécurité, les matériaux avancés ou la logistique intelligente peuvent devenir des partenaires de choix, à condition d’être visibles, digitalisées et capables d’intégrer les exigences des grands groupes. C’est précisément le type de transformation que des solutions d’IA, de chatbots et d’automatisation Nuaweb peuvent soutenir : relation B2B, service après-vente, support technique multilingue, etc.

2. Le Canada et le Québec dans la nouvelle carte industrielle de Stellantis

Si la focale médiatique est souvent mise sur l’Ontario, le repositionnement de Stellantis au Canada a des conséquences systémiques pour l’ensemble de la filière automobile nord-américaine – donc pour le Québec. Le pari initial sur Windsor comme plaque tournante des batteries canadiennes reposait sur une capacité annuelle de plus de 45 GWh et 2 500 emplois, soutenus par les trois niveaux de gouvernement.(stellantis.com) La revente de la participation de Stellantis et le pivot vers les ESS montrent à quel point les modèles d’affaires peuvent être reconfigurés en quelques années seulement.

En parallèle, les statistiques de l’Institut de la statistique du Québec soulignent une forte variabilité des exportations québécoises de produits liés, directement ou indirectement, à l’automobile et à l’électrification :

  • En juillet 2024, les exportations internationales de marchandises du Québec ont augmenté de 5,6 % par rapport au mois précédent, portées notamment par les camions légers et moyens (+42,5 % pour les camions légers sans moteur électrique, +67,1 % pour les camions moyens et lourds).(statistique.quebec.ca)
  • Sur les sept premiers mois de 2024, les exportations québécoises ont progressé de 3,3 % par rapport à 2023, malgré des baisses ponctuelles sur certains produits (nickel, minerais, aéronautique).(statistique.quebec.ca)
  • En février 2025, les exportations québécoises sont encore en hausse de 2,5 %, après une progression de 4,5 % en janvier, pour un gain cumulé de 11,6 % sur les deux premiers mois de l’année par rapport à 2024.(statistique.quebec.ca)

Ces chiffres traduisent un environnement mouvant mais globalement porteur pour les entreprises qui savent se repositionner rapidement, en particulier vers les marchés américains où Stellantis reste un acteur clé, malgré ses difficultés boursières et industrielles.

Pour les PME québécoises, trois axes stratégiques se dégagent :

  1. Se brancher sur la chaîne d’approvisionnement nord-américaine
    Les grands constructeurs recherchent des fournisseurs capables de livrer en juste-à-temps, d’assurer la traçabilité et de répondre à des critères ESG stricts. Pour une PME, cela passe par la mise en place d’outils numériques robustes (ERP, CRM, portails clients B2B) et par une présence web claire qui rassure les acheteurs internationaux. Une création de site web professionnel avec Nuaweb permet de présenter offres, certifications et capacités de production dans un format adapté aux donneurs d’ordres.
  2. Capitaliser sur les besoins en énergie et stockage
    Le pivot de la grande usine NextStar vers les ESS montre que la valeur se déplace vers le stockage pour l’industrie, les data centers, l’IA, les réseaux électriques intelligents.(guideautoweb.com) Les PME québécoises impliquées dans l’électronique de puissance, les logiciels de gestion d’énergie, les capteurs IoT ou les services d’installation peuvent trouver de nouveaux débouchés, même si les volumes de batteries VE fluctuent.
  3. Renforcer les capacités numériques B2B
    Les donneurs d’ordres s’attendent désormais à des échanges numériques fluides : portails fournisseurs, suivi des commandes, documents techniques en ligne, support 24/7. Des chatbots IA et automations Nuaweb peuvent absorber une partie de la charge de support et professionnaliser la relation avec Stellantis ou ses sous-traitants de rang 1.

Autrement dit, même si Stellantis ajuste sa présence physique au Canada, le flux de contrats, de projets et de besoins reste important, à condition que les PME soient prêtes à jouer dans la cour nord-américaine.

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3. Opportunités numériques : IA, CRM et e‑commerce B2B pour se rapprocher de Stellantis

Les tendances Stellantis 2024-2025 ne concernent pas uniquement les ateliers et les usines. Elles s’inscrivent dans un mouvement plus large de « software-defined vehicle » et de digitalisation des relations fournisseurs. Pour les PME québécoises, le levier le plus accessible n’est pas nécessairement un nouvel investissement industriel massif, mais une montée en gamme numérique – là où le Québec dispose déjà d’un tissu d’entreprises innovantes et d’un écosystème numérique mature.

Quelques chiffres clés pour se situer :

  • En Amérique du Nord, la part des coûts logiciels et électroniques dans la valeur d’un véhicule ne cesse d’augmenter, ce qui renforce l’importance de partenaires capables de développer, maintenir et sécuriser ces systèmes. (Tendance corroborée par les études sectorielles de cabinets comme McKinsey et Deloitte.)(cnbc.com)
  • Du côté québécois, la croissance des exportations en 2024-2025 est portée en partie par les produits à forte valeur ajoutée (aluminium, machinerie, équipements), souvent intégrés dans des chaînes d’approvisionnement complexes où la performance logistique et numérique est déterminante.(statistique.quebec.ca)

Trois domaines concrets où une PME peut agir rapidement :

3.1. IA et automatisation pour la relation fournisseur

Les grands groupes comme Stellantis fonctionnent avec des portails fournisseurs, des appels d’offres en ligne, des exigences documentaires et qualité strictes. Une PME québécoise peut se distinguer par une gestion fluide de ces interactions :

  • Chatbots IA B2B pour répondre aux questions techniques fréquentes, suivre les commandes et orienter les demandes internes de Stellantis vers les bons interlocuteurs.
  • Automatisation des devis et confirmations de commandes pour réduire les délais de réponse et limiter les erreurs.
  • Intégration d’API avec les systèmes des donneurs d’ordres pour l’échange automatisé de documents (bons de commande, délais, numéros de lots).

Avec une agence spécialisée en IA comme Nuaweb, il devient réaliste pour une PME de déployer ces outils sans immobiliser des ressources internes pendant des mois.

3.2. CRM et structuration de la force de vente B2B

La complexité des cycles de vente dans l’automobile (phases d’homologation, essais, prototypes, ramp-up industriel) exige un suivi rigoureux des contacts, projets et opportunités. Un système de gestion CRM adapté aux PME permet :

  • de cartographier les interlocuteurs clés chez Stellantis ou ses intégrateurs ;
  • de suivre l’historique des échanges, des offres et des tests techniques ;
  • d’anticiper les renouvellements de contrats ou les appels d’offres récurrents ;
  • d’automatiser une partie des relances commerciales et du reporting.

Pour une PME québécoise qui vise plusieurs constructeurs (Stellantis, mais aussi GM, Ford, etc.), un CRM bien configuré devient un avantage compétitif majeur, surtout lorsque les équipes sont réduites et doivent prioriser leurs efforts.

3.3. E‑commerce et portails B2B pour les pièces, sous-ensembles et services

De plus en plus de donneurs d’ordres attendent de leurs fournisseurs qu’ils proposent un accès en ligne à leurs catalogues produits, fiches techniques, certifications et disponibilités. Mettre en place une boutique e‑commerce B2B ou un portail client offre plusieurs avantages :

  • Visibilité internationale pour être repéré par les acheteurs et ingénieurs de Stellantis, même basés aux États-Unis ou en Europe.
  • Réduction de la friction dans le passage commande, le suivi d’expédition et la gestion des retours.
  • Collecte de données sur les produits les plus demandés, les pays les plus actifs et les comportements d’achat.

Combinée à un site vitrine professionnel (création de site web) et à des outils d’IA pour le support, cette approche permet à une PME de se présenter comme un partenaire technologique moderne – ce que recherchent des groupes comme Stellantis dans leurs relations fournisseurs.

4. Comment une PME québécoise peut concrètement se positionner face aux tendances Stellantis

Face à des annonces spectaculaires (22 milliards d’euros de charges, usines réorientées, usines mises à l’arrêt temporaire, litiges avec le gouvernement canadien), une PME peut être tentée de se dire que « tout cela se joue trop loin » de ses réalités quotidiennes. En pratique, les décisions de Stellantis ont des effets en cascade sur les prix, les spécifications techniques, les chaînes logistiques et les besoins en innovation. L’enjeu n’est pas de suivre l’actualité au jour le jour, mais de se bâtir une position résiliente et attractive pour les grands comptes.

Voici une feuille de route pragmatique pour les PME québécoises :

  1. Cartographier ses atouts par rapport aux besoins Stellantis
    Identifier ce que l’entreprise peut apporter dans au moins un des axes stratégiques du groupe : allègement, durabilité, efficacité énergétique, digitalisation, connectivité, stockage d’énergie, services après-vente, etc. Les pivots récents vers les ESS et la rationalisation des gammes VE montrent que les besoins ne disparaissent pas, ils se déplacent.(guideautoweb.com)
  2. Structurer son offre et sa vitrine numérique
    Un acheteur Stellantis ne consacrera pas des heures à décoder l’offre d’une PME. Il doit trouver rapidement les gammes de produits, capacités industrielles, certifications et références clients. D’où l’importance d’un site clair, multilingue, rapide, optimisé SEO, appuyé par un contenu technique structuré. C’est le cœur de l’offre création de site web de Nuaweb.
  3. Mettre en place un socle CRM + automatisation
    Avant même de viser Stellantis, il est utile de renforcer la relation avec les clients actuels ou de rang intermédiaire, de structurer les données commerciales, les cycles de vente et les relances. Un CRM bien intégré, combiné à de l’IA pour analyser les données et prioriser les leads, prépare le terrain pour dialoguer avec des grands comptes plus exigeants.
  4. Déployer un support client augmenté par l’IA
    Chatbots techniques, bases de connaissances, FAQ dynamiques, suivi proactif des livraisons : ces outils, que Nuaweb développe autour de l’IA et des assistants conversationnels, réduisent la friction dans la relation client – un critère important pour les équipementiers et constructeurs.
  5. Suivre les signaux réglementaires et de marché
    La « réinitialisation » de Stellantis sur le VE est en grande partie liée à la demande réelle des consommateurs et aux incitatifs gouvernementaux.(investopedia.com) En suivant ces tendances (taxes, crédits d’impôt, normes de CO2), une PME peut anticiper les technologies ou gammes produits à privilégier.

Enfin, il ne faut pas oublier que les exportations québécoises restent globalement orientées à la hausse malgré les variations mensuelles : +3,3 % sur les sept premiers mois de 2024, +11,6 % sur les deux premiers mois de 2025 par rapport à 2024.(statistique.quebec.ca) Dans ce contexte, une PME qui améliore sa compétitivité numérique et sa capacité à intégrer les chaînes d’approvisionnement internationales a toutes les chances de saisir des contrats, que ce soit directement avec Stellantis ou via ses partenaires de rang 1 et 2.

Conclusion : transformer les turbulences Stellantis en avantage compétitif pour votre PME

Les tendances Stellantis 2024-2025 peuvent donner l’impression d’un secteur en crise : retrait partiel du tout-électrique, vente de la participation dans une usine de batteries emblématique à Windsor, litige autour de l’usine de Brampton, révision de milliards d’euros d’investissements. Pourtant, pour les PME québécoises, ces mouvements créent aussi une fenêtre d’opportunité : les grands groupes ont plus que jamais besoin de partenaires agiles, spécialisés et numériquement matures pour absorber l’incertitude, innover et sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement.

En misant sur l’IA, la digitalisation des ventes B2B, un CRM solide, un site web professionnel et, au besoin, une plateforme e‑commerce orientée export, une PME québécoise peut se rendre visible et incontournable auprès des donneurs d’ordres nord-américains, Stellantis compris. Les chiffres de croissance des exportations du Québec montrent que le contexte reste porteur pour ceux qui investissent dans leur modernisation et leur visibilité internationale.

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