Depuis 2023, le secteur de la restauration vit un choc profond au Québec et ailleurs en Amérique du Nord. Hausse des coûts, pénurie de main-d’œuvre, loyers en explosion : la combinaison est fatale pour de nombreux restaurants indépendants. À première vue, cette vague de « restaurants closing » semble uniquement négative. Pourtant, pour les PME québécoises – qu’elles œuvrent dans la restauration, le commerce de détail, les services ou le B2B – cette transformation du marché ouvre une série d’opportunités concrètes, surtout pour celles qui misent sur le numérique, l’IA et l’automatisation.
Dans cet article, on analyse les tendances 2024-2025 autour de la fermeture de restaurants, avec des statistiques récentes, et on explore comment les PME du Québec peuvent en tirer parti : reprise de locaux, nouveaux modèles d’affaires, e-commerce alimentaire, services B2B aux restos survivants, et optimisation des processus grâce à l’IA, aux CRM et à la création de plateformes en ligne. L’objectif : passer d’une vision de crise à une vision stratégique, orientée croissance et innovation.
1. Un contexte difficile : ce que révèlent les chiffres 2023-2025
Les fermetures de restaurants ne sont pas qu’une impression : elles s’appuient sur des données solides. Selon une analyse publiée début 2024 par la firme de données US Technomic, le nombre de fermetures nettes de restaurants en Amérique du Nord a augmenté depuis la fin des aides gouvernementales liées à la pandémie. Aux États-Unis, plusieurs grandes chaînes ont annoncé la fermeture de centaines de succursales en 2024, signe que même les acteurs majeurs doivent se restructurer et optimiser leurs opérations.
Au Canada, Statistique Canada a montré que le secteur des services d’hébergement et de restauration a été parmi les plus touchés durant et après la pandémie, avec une forte volatilité du nombre d’établissements actifs. Selon des données diffusées en 2023, le secteur de la restauration affichait encore un recul de revenus réels par rapport à 2019, malgré la hausse du chiffre d’affaires nominal, en raison de l’inflation et des coûts d’exploitation. Cette pression financière se voit directement dans les fermetures et les changements d’enseignes.
Pour le Québec, les regroupements du secteur – dont l’Association Restauration Québec (ARQ) – soulignent plusieurs tendances structurantes :
- Hausse des coûts alimentaires : l’inflation alimentaire a dépassé l’inflation générale sur plusieurs trimestres entre 2022 et 2024, compressant les marges des restaurateurs.
- Pénurie de main-d’œuvre : de nombreux établissements réduisent leurs heures d’ouverture ou ferment des jours complets, faute de personnel qualifié.
- Loyers commerciaux élevés : dans plusieurs quartiers centraux de Montréal et Québec, la hausse des loyers fragilise particulièrement les petits indépendants.
- Endettement post-pandémie : beaucoup de restos traînent des prêts contractés pendant la COVID-19, devenus difficiles à rembourser avec la hausse des taux d’intérêt.
Ces facteurs expliquent la multiplication des locaux vacants et la « rotation » plus rapide des concepts de restauration. Cependant, cette situation représente aussi un moment charnière pour d’autres PME : baisse relative du coût de certains emplacements, équipement de cuisine à vendre, clientèle à la recherche de nouvelles expériences et services numériques plus efficaces.
Dans ce contexte, les entreprises qui s’appuient sur le numérique – sites transactionnels, automatisation, IA, CRM – sont mieux positionnées pour absorber les chocs et profiter de ces nouvelles niches. C’est précisément là que des partenaires spécialisés comme Nuaweb peuvent faire une vraie différence pour les PME québécoises.
2. Locaux vacants, changement de concepts et nouvelles opportunités immobilières
Chaque restaurant qui ferme laisse derrière lui un local, un quartier, une clientèle potentielle… et une opportunité. Dans plusieurs villes québécoises, particulièrement à Montréal, Laval, Québec et dans certaines villes de la Rive-Sud et de la Rive-Nord, on observe depuis 2023 une augmentation des panneaux « À louer » sur des anciens espaces de restauration. Pour les PME, cela se traduit par :
- Accès à des emplacements autrefois inabordables : certains propriétaires sont plus flexibles sur les loyers et les conditions (mois gratuits, améliorations locatives, durée des baux).
- Possibilité de transformer un local de restauration en boutique spécialisée, bureau, clinique de services, commerce hybride (showroom + entrepôt pour e-commerce) ou cuisine de production.
- Réutilisation d’équipements (cuisines, systèmes de ventilation, chambres froides) pour lancer des concepts à moindre coût ou des laboratoires alimentaires.
Pour une PME québécoise, le premier réflexe pourrait être de copier le modèle du restaurant qui vient de fermer. Pourtant, les tendances 2024-2025 vont plutôt vers des modèles hybrides et optimisés :
- Cuisines fantômes (ghost kitchens) : des cuisines dédiées uniquement à la livraison, avec un site web performant et un système de commande en ligne bien intégré. Un tel concept repose sur une forte présence numérique et sur une plateforme e-commerce adaptée à la restauration.
- Espaces multifonctionnels : café de jour, salle de formation ou de coworking en dehors des heures de pointe, événements privés le soir. Cela demande une excellente gestion des réservations et de la relation client.
- Commerces de détail + dégustation : épicerie fine, micro-torréfacteur, brasseur artisanal ou fromager qui utilise l’espace pour vendre sur place et en ligne via une boutique numérique.
Pour maximiser ces opportunités, la présence numérique devient centrale : un site web clair, optimisé pour le référencement local, et une stratégie de contenu bien pensée permettent d’attirer la clientèle du quartier avant même l’ouverture officielle. Une création de site web professionnelle, pensée pour les PME québécoises, peut intégrer :
- Un module de réservation ou de prise de rendez-vous en ligne.
- Un système de commande à emporter ou de livraison.
- Un espace blogue pour raconter l’histoire du projet, attirer les médias locaux et améliorer le SEO.
Les PME qui prennent le temps de structurer leur présence en ligne au moment de la négociation du bail sont souvent celles qui voient leur flux de clients décoller plus rapidement. Dans un marché marqué par les « restaurants closing », c’est la combinaison emplacement + stratégie numérique qui fait la différence.
3. Du service de table au numérique : comment capter la demande en ligne
La fermeture de restaurants ne signifie pas que la demande des consommateurs disparaît : elle se déplace. Selon plusieurs études de marché publiées entre 2022 et 2024, la commande en ligne, la livraison et la restauration rapide de qualité (« fast casual ») continuent de croître. Un rapport de Deloitte sur les tendances de la restauration post-pandémie souligne que les consommateurs s’attendent désormais à des expériences fluides : commande mobile, paiement sans friction, programmes de fidélité personnalisés.
Pour les PME québécoises, cette mutation se traduit par au moins quatre types d’opportunités :
- Créer ou améliorer une boutique en ligne alimentaire : produits locaux, prêts-à-manger, boîtes découvertes, abonnements mensuels, épicerie spécialisée. Un site e-commerce bien conçu permet de vendre au-delà du quartier immédiat, dans tout le Québec.
- Offrir des services B2B aux restaurants existants : agences, consultants, fournisseurs, traiteurs, entreprises technologiques peuvent aider les restos à survivre et à se transformer (photos, vidéos, automatisation, IA, formation, gestion des avis, etc.).
- Développer des expériences hybrides : ateliers culinaires en ligne, dégustations virtuelles, cours de cuisine avec kits livrés à domicile, combinant présence physique et numérique.
- Optimiser la fidélisation : tirer parti des données clients pour personnaliser les offres, relancer intelligemment et augmenter le panier moyen.
C’est ici que l’intégration technologique devient un avantage compétitif fort. Une solution e-commerce bien pensée permet :
- De gérer les stocks en temps réel entre la salle, la cuisine et la boutique en ligne.
- De proposer des upsells intelligents (ajout de produits complémentaires, menus combinés, promotions saisonnières).
- De suivre les habitudes d’achat et d’affiner les offres au fil du temps.
Combinée à un CRM adapté aux PME, une telle plateforme permet de :
- Centraliser les informations clients (historique d’achats, préférences alimentaires, allergies, fréquence de visite).
- Segmenter la clientèle (clients locaux, clients corporatifs, clients en livraison, clients événementiels).
- Lancer des campagnes de courriel ou SMS ciblées : offres de réouverture, menus spéciaux, événements privés, promotions hors heures de pointe.
Les « restaurants closing » laissent un vide que les entreprises connectées peuvent combler, à condition de comprendre cette nouvelle réalité omnicanale. Les PME qui maîtrisent leur présence numérique ne dépendent plus uniquement du trafic piétonnier : elles construisent une relation durable et mesurable avec leurs clients, au-delà d’un simple repas.
4. IA, automatisation et CRM : transformer la crise en avantage compétitif
Un dénominateur commun derrière de nombreuses fermetures de restaurants est l’incapacité à suivre le rythme : manque de temps, manque de personnel, marges serrées, mauvaise visibilité sur les chiffres. Pour les PME, qu’elles soient dans la restauration ou non, la question clé devient : comment faire mieux avec les mêmes ressources – voire moins? Les réponses se trouvent de plus en plus dans l’IA, l’automatisation et les outils de gestion intelligente des données.
En 2024-2025, plusieurs usages concrets émergent au Québec :
- Chatbots et assistants virtuels pour répondre automatiquement aux questions fréquentes des clients : horaires, menu, allergènes, réservation, statut d’une commande. Un chatbot propulsé par l’IA peut réduire drastiquement le volume d’appels et de messages à gérer manuellement.
- Automatisation marketing : envoi automatique de courriels post-achat, relance lorsqu’un client n’a pas commandé depuis un certain temps, offres spéciales pour les anniversaires ou les fêtes locales.
- Analyse de données pour connaître les journées et heures les plus rentables, les produits les plus marginaux, les campagnes les plus efficaces, et ajuster l’offre en continu.
Un CRM bien configuré devient le cœur de ce dispositif. Au lieu de subir la perte de clientèle due à la fermeture de restaurants voisins, une PME peut :
- Identifier les segments de clients à fort potentiel dans sa zone géographique.
- Lancer des campagnes ciblées pour se positionner comme la nouvelle référence (par exemple, « votre nouveau lunch signature à 5 minutes de l’ancien resto X »).
- Suivre précisément le ROI de chaque initiative marketing et ajuster en temps réel.
L’IA vient renforcer cette approche en apportant des capacités de personnalisation avancées : recommandations de produits, prévisions de la demande, génération de contenus (descriptions de menus, publications sociales, infolettres) adaptées au ton de la marque. Pour les PME québécoises, souvent limitées en temps et en ressources, c’est une manière d’accéder à un niveau de sophistication autrefois réservé aux grandes chaînes.
En parallèle, la création de sites web optimisés pour l’IA permet d’intégrer directement ces outils : modules de recommandation, chat en direct, FAQ enrichie, formulaires intelligents. L’ensemble contribue à réduire les frictions pour le client et à augmenter les conversions, que ce soit pour une réservation, une demande de soumission ou une commande en ligne.
Finalement, la vague de « restaurants closing » met en lumière une réalité : les entreprises qui ne digitalisent pas leurs opérations et leur relation client sont plus vulnérables. Celles qui adoptent une stratégie numérique intégrée – IA, CRM, e-commerce, automatisation – transforment cette période de turbulence en avantage competitif durable.
Conclusion : transformer les fermetures de restaurants en levier de croissance
Les fermetures de restaurants au Québec et en Amérique du Nord sont le symptôme d’un secteur en profonde mutation. Coûts en hausse, attentes des consommateurs, pression technologique : les règles du jeu ont changé. Pour les PME québécoises, cela peut sembler inquiétant… mais c’est aussi une fenêtre d’opportunité rare.
Locaux disponibles à de meilleures conditions, clientèle en recherche de nouvelles expériences, croissance de la demande en ligne, besoin massif de services numériques et de solutions d’IA : tout est en place pour que les entreprises agiles prennent une longueur d’avance. La clé, ce n’est pas seulement d’ouvrir un nouveau commerce ou de lancer un nouveau site, mais de bâtir un modèle d’affaires connecté, mesurable et évolutif.
C’est exactement dans cette optique que Nuaweb accompagne les PME au Québec :
- Stratégies IA et chatbots pour automatiser l’interaction client et réduire les coûts.
- Mise en place de CRM et automatisation des ventes pour fidéliser et mieux segmenter la clientèle.
- Création de sites web performants, pensés pour le SEO local et la conversion.
- Solutions e-commerce adaptées aux réalités des commerces alimentaires, détaillants et services.
Si vous souhaitez profiter de cette période de changement pour repositionner votre entreprise, lancer un nouveau concept ou optimiser vos opérations grâce au numérique, l’équipe de Nuaweb peut vous aider à passer à l’action avec une approche concrète, adaptée aux PME d’ici.
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